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Une des premières civilisations du Val d'Hérens

Grâce à une exposition exceptionnelle, la région de Suen et de St-Martin est très tôt le creuset de la civilisation du Val d'Hérens. Vers l'an 1040, le comte Ulrich de Lenzburg (Argovie) possède la seigneurie du mont de Suen. Il la lègue à son neveu Aymon II, évêque de Sion et fils d'Humbert 1er, comte de Maurienne-Savoie. Au XIIe siècle, la localité est entre les mains des seigneurs de Bex et des sires d'Ayent, vassaux de la Savoie.

 

Un long parcours vers l'autonomie

Très tôt, la région est sous tutelle d'une autorité extérieure. Les vidommes d'Hérens président le plaid général (assemblée plénière) et rendent la justice. Pendant ces assemblées, on traite des intérêts de la communauté, des règlements et l'on nomme les procureurs. 
Dès 1231, apparaissent à Suen les majors épiscopaux. Ils se perpétuent jusqu'en 1798. A partir du XIIIe siècle, trois métralies se partagent Hérens jusqu'en 1798, date de la Révolution française. Une partie de la population de Zermatt s'établit à St-Martin pour fuir la peste de la fin du XIVe siècle. Vers 1500, les deux tiers des paroissiens d'Hérens parlent l'allemand. Ainsi apparaissent les noms de Zermatten, Vuistiner, Voide et Rey. Les lieux-dits de la commune ont également une origine germanique. Dès 1530, St-Martin possède son propre vice-châtelain avec sa cour de justice sur la place du village. Puis, un vent de liberté souffle. Les communautés rachètent les dîmes et les servitudes féodales pour acquérir leur autonomie. Durant cette période, Suen est détruit par deux fois par les flammes : en 1417, sur ordre du comte de Savoie et en 1777 de manière accidentelle - seules 3 maisons sont sauvées.

Une vie en vase clos

Durant des siècles, la communauté vit en économie fermée : l'argent est rare, les communications avec la plaine sont lentes et périlleuses. La commune ne s'ouvrira au monde qu'avec les améliorations des voies de communication. La construction des barrages alpins facilite les conditions de vie de la population : de nouvelles places de travail sont créées, les revenus de la commune sont augmentés par l'apport des redevances hydroélectriques.